Et merde

Tristesse infinie en apprenant la disparition de Michael Brecker... L'humanité vient de perdre un être rare et précieux.

Seul, il a relevé le défi lancé par Coltrane pour pousser le sax encore un peu plus loin. Sans tabous ni étiquettes, derrière Paul Simon, devant Herbie Hancock, jeunes, vieux, pop, rock, jazz, fusion, toute la musique des 30 dernières années dissimule ou sa marque, ou sa bienveillante présence.

Car loin de se draper dans son statut de sax super hero, c'était un homme d'une modestie et d'une simplicité désarmantes, toujours un mot gentil, un regard affectueux, un éveil à l'humour et l'amour permanent. Un vrai mensch, quoi.

La lente dégradation de sa santé, la dégringolade des faux espoirs et des rechutes, cet acheminement pesant, obtus, tragique vers la conclusion d'aujourd'hui sont un véritable crève-coeur.

C'est sans doute un des saxophonistes le plus enregistrés au monde, voilà notre consolation. Mais si vous allez comme moi vous remettre un disque de lui que vous aimez bien, vous entendrez soudain dans sa musique ("the cost of living"...) quelque chose de très très triste et comme moi vous pleurerez.

http://www.michaelbrecker.com/brecker.html

lun 15 jan 2007

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Laurent de Wilde

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